Puissance / Le bruit du silence

Publié le par Sisyphe

 

 

Le silence est puissance,
N'en doutez jamais, mesdames et messieurs.
Le silence est sentence,
Il est l'arme des bafoués et des malheureux.

Il est le couteau sous la gorge non touchée,
Il est le mal rendu mille fois,
Il est indignation aux yeux de ces éprouvés,
La non réponse aux pourquoi.

Le silence est puissance,
Ce soir  sachez le, mesdames et messieurs,
Le silence est absence,
Il est l'acte ultime, soustrait a vos yeux.

Il est l'épée immobile ne tombant jamais,
Mais qui pourtant est bien la,
Prenez donc garde a ne jamais le briser,
Il est un or qui rien ne vaudra.

Le silence est puissance,
Mais comprenez, mesdames et messieurs,
Qu'il est aussi souffrance,
Dans la solitude de ceux qui furent deux.

Il est l'ultime barrière baissée et  blessée,
Il est ce qui ne se fait pas.
Il est le rêve agonisant de l'avenir échoué,
Sur les plages du trépas.

Le silence est puissance,
Et retenez que, mesdames et messieurs,
Il est aussi la pénitence,
De ceux qui l'appliquent sans aucun jeu.

 

 

 

-M.R- 2009

Réedition.

 

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Je cherche quelque part la couleur du silence,
Serait-t-il salvateur ou peut être trompeur,
Est t-il celui qui tranche ou bien l’élan du cœur,
Je cherche obstinément à lui donner un sens…


Du silence coupable à celui qui avoue,
De celui qui suppose à celui du menteur,
D’un je m'en vais tristesse, au je t'aime bonheur,
Du mépris à l'amour le silence est partout…

Dans le front du rieur ou le sel de nos larmes,
Dans la soif de vengeance  avant  les mots haineux,
Et dans ceux que l'on jette au front des orgueilleux,
Dans l'écho des douleurs ou celui qui désarme,

Du mépris à l’amour le silence est partout…
Il coupe  la parole aux bouches qui s’épanchent,
Et dépose son or en prenant sa revanche,
Parce que quoi qu’on en dise, le silence est partout…

Sur les ailes d’un ange ou sur le front du diable,
Quand le couperet tombe sur la voix du  Hérault,
Il est notre complice ou bien notre bourreau,
Et souvent douloureux autant que charitable…


Au milieu des tourments qui jonchent ma conscience,
Serait-t-il salvateur ou peut être trompeur,
Est t-il celui qui tranche ou bien l’élan du cœur,
Je cherche obstinément à lui donner un sens…

Je cherche quelque part la couleur du silence,
Jetant sur mon  chemin quelques sombres errances,
Aurait-il à mes yeux la couleur de l’absence,

Emportant dans les tiens un peu de mes souffrances… ?

 

 

Martine Bianco.

 

 

les-erreances-de-Sisyphe.jpg

 

Publié dans Réeditions

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Déficience Mentale 27/03/2011 00:46



Ton poème est encore plus puissant quand on est seul, dans la nuit, dans la parfait silence... bonne nuit et merci.



Sisyphe 27/03/2011 07:59



Merci a toi Déf


D'ailleurs j'aime de plus en plus ta plume dans tes écrits, elle prends une bonne tournure... continue :)



Sékateur 26/03/2011 18:51



J'aime le silence, mais je suis de plus en plus bavard. Bon, je suis encore loin d'être un vrai bavard, mais on entend de plus en plus ma voix... et ce n'est pas forcément une bonne chose,
d'ailleurs !


Les deux poèmes sont superbes, et je ne dis pas ça pour être aimable...



Sisyphe 27/03/2011 07:58



D'un coté je pense que, du coup, quand tu ouvres la bouche, ce n'est pas pour brasser du vent. Faut les secouer un peu, ça leur fait du bien!!


Pour le reste merci pour elle et moi :)


Le mot aimable me rappelle ta réponse a un de mes commentaires d'ailleurs... auquel j'ai oublier de répondre que non, je ne suis jamais aimable, j'octroie des compliments merités seulement.;)



Clo :0038: 26/03/2011 12:41



C'est fou ce que le silence peut faire dire ou écrire.


J'aime beaucoup ton texte.


Bisous :)



Sisyphe 27/03/2011 07:54



C'est parcequ'il en dit souvent plus que bien des mots ;)


merci clo


 


bisous et a bientôt chez toi :)



songe 26/03/2011 08:04



tu de débrouilles quand meme pas mal avec les mots toi :p



Sisyphe 26/03/2011 08:41



Merci Songe:)