L'illusionniste

Publié le par Sisyphe

 

 

 

Il n’y a rien de nouveau, sous le soleil ou la pluie,

Il n’y a rien de nouveau, dans des ailleurs ou ici.

C’est la boucle du soleil venant juste après la pluie.

C’est la boucle de la pluie qui reviendra après lui.

 

Il faut toujours prendre garde aux apparences

Avoir l’oreille attentive aux consonances

Y’a des notes qui toussent, qui coulent du nez

Y’a des gestes qui repoussent loin la curiosité.

 

Je pourrais te donner des montagnes d’artifices,

Des kilos et des tonnes de mots beaux et factices,

Te faire croire à  ces choses que tu veux entendre.

Donner l’espoir a  ces choses  que tu veux prendre.

Je pourrais faire ce que tu fais : donner le change,

Et je pourrais crier ce que tu tais et ça te dérange.

Car dans ton désir de paix tu ne fais qu’entendre,

Tu n’écoutes pas. Tu prends sans jamais rendre.

Ton âme pèse des tonnes, derrière ton regard lisse,

Et tu ne bernes que les sots aveugles à tes artifices.

 

Mais tout ça n’a aucun sens.

 

Y’a dans tes gestes des choses qui me font éternuer,

Dans tes mots un rhume pointant le bout de son nez,

Tu as froid sous l’oeil qui sait te voir en transparence,

Tu as peur de celui qui sait faire parler tes silences.

 

Mais ta peur n’a aucun sens.

 

Tu es terrifié a l’idée de faire face aux souvenirs,

Qui n’attendent pourtant que ça pour s’endormir,

Tu crois courir, te cacher de l’implacable mémoire,

Tu crois sourire, fourvoyer ton implacable miroir.

Mais la vérité tu la connais bien, autant  que moi,

Vois que tout ce que tu sais, c’est que tu ne sais pas.

Et elle est la tout les jours, ton ignorance du savoir,

Te poursuit dans tes petits matins, tes grands soirs,

Et ça, juste pour te demander pourquoi, c’est le pire,

Pour entendre pourquoi tu mens dans tes sourires.

 

Arrête de bouger, de croire être en vie et d’aimer,

Avant de sans le vouloir faire couler d’autres nez.

Éclate-toi les tympans aux cris de ton silence,

Et toi aussi tu prendras garde aux apparences.

 

Et sous cette pluie, qui reviendra juste après lui,

Ce soleil qui te fera, un jour peut être, aimer celle-ci,

Tu comprendras  que non: il n’y a rien de nouveau ici.

Et cela qu’importe le soleil et qu’importe la pluie.

 

 

M.R 2011

 


Publié dans In partibus

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le musicien du dimanche 18/06/2011 10:32



Oui..du moment qu'on ou les événements ne nous poussent pas à terminer...



le musicien du dimanche 17/06/2011 18:00



Tout en "T"


Tout hanté


Tout tenter



Sisyphe 18/06/2011 10:22



Tout terminer. ;)



Jacinte 15/06/2011 00:25



Ce que j'ai préféré : la première et la dernière strophe :) entre les deux, j'ai essayé d'imaginer le personnage et ses pensées, ses mensonges... il a l'air d'être bien empêtré dedans en tout cas
:)


bonne fin de soirée ou début de journée ;)



Sisyphe 15/06/2011 07:58



Ce genre de boue colle fort bien aux pattes ;)


Bon début de journée a toi Jacinte!



vdi 14/06/2011 11:11



La quête de sens dans un monde absurde est toujours la plus hardue...mais tu es sur la bonne voie jeune padawan, peut-être ne faut-il pas  chercher le sens pour soi...juste, donner du sens à
ce qu'on fait ...pour la vie...je ne sais pas ...hein, qui sait ?



Sisyphe 15/06/2011 07:51



Et l'absurdité des sens me pousse du coté gris de la force ...



songe 14/06/2011 07:20



j'ai un sentiment d'étouffement en te lisant



Sisyphe 14/06/2011 08:57



Le même que j'ai eu en l'écrivant sans doute...