Humaniste

Publié le par Sisyphe

 

 

    Oui il y a quelque chose qui clash, dans mon intérieur profond. y'a quelque chose qui clash je le sais bien.

Je suis un putain d'humaniste moi bordel! Un putain d'humaniste... un putain d'humain? Un foutu paradoxe sur patte.

 

Un putain d'humaniste. Oui j'aime l'homme, je le kif quand je vois tout ce qu'il a accompli. Je kif le fond de l'homme, mais celui qui est recouvert par ses envies, ses désirs, ses jalousies et ses idées à la con, celui qui est recouvert par le nombre, son nombre et son ombre aussi. Celui qui est en dessous, dépourvu de ces couvertures sociales. Tu vois? Celui qui est en dessous de tout ça, nu comme un ver.

Un putain de loveur du stupide originel de l'homme mec, ouais. Pas celui qui dit avoir  comprit non... celui qui sent, qui ressent celui qui tait et dont le globule brille. Celui qui ne saurai pas l'expliquer mais qui est sur, sur d'avoir ressenti une chose essentielle en lui. Celui qui n'a besoin de savoir que pour lui ce qu'il a touché du doigt, parce que ça restera inexplicable et pourquoi? Mais parce que ça n'a jamais eu besoin d'être expliqué. Ça se ressent. Point.

 

Les plus chiants me diront "comment?" ...c'est pour ça qu'ils sont chiants. Ils comprennent vite, mais faut leur expliquer longtemps. Mais tout comme y'a pas d'explications, y'a pas de réponse mon grand. Le comment c'est toi qui le fait, et tu commences a la faire a partir du moment où tu te poses la question.

A partir de la tu continues... ou pas.

C'est comme tout le reste. C’est une question de notion, une question de vision et d’angles de vue, de confort d'esprit.

 

Où?

Oui où? Ressentiras-tu le mieux? Comprendras-tu l'ampleur des "facteurs influents"? Verras-tu l'infinitude de l'horizon de ces mêmes facteurs qui font naître ces notions personnelles dont chacun est empreint? En auras tu seulement quelque chose à foutre?

De ces notions, qui feront que même la considération de l'essentiel diffèrera selon les gens, et que donc peu être, tu n'auras rien a branler de la notion d'essentiel.

 

Ça revient un peu à dire que y'a qu'une vérité pour tous.

...

Vous avez vu le piège dans cette phrase? Ou pas?... :

 

"Il n'y a qu'une vérité pour tous".

 

L’esprit, culturellement focalisé, considérera cette phrase comme relative à "Dieu". Qu'il y a UNE seule et putain de vérité et qu'elle est faite pour tous.

 

Pourtant... sans en changer un mot de cette phrase, on peut aussi y lire qu'il y a une vérité qui est propre à nous...tous. Fondée sur l'écoute de notre propre ressenti. C'est une parabole, une image... interprétée, réfléchie. Et puis ce n’est pas si tiré par les cheveux au final.

 

Mais non je ne me perds pas. C’est récurant, c'est in partibus, comme toujours mais.... putain qu'est ce que ça fait du bien!

 

Hey! Toi la. Et toi aussi et vous la bas. Tu veux entendre un truc naze? As-tu déjà dormi dans la forêt? Je ne te parle pas d'une nuit, je te parle d'une sieste. C'est con hein? Ouais. Juste une sieste, dans une vraie forêt.

Comment? Ha... t'as pas de couverture pour mettre sur les feuilles mmh...  et t'aimes pas les bestioles, oui bien sur... je vois.

T'as pas de forêt? Bon la d'accord.

Et puis ça sert a quoi dis tu?

 

Oh... sans couverture? Pour toi, a rien sûrement.

Je doute que tu puisses percevoir, au delà du fait que ça doit quand même être "cool" de ronquer au milieu des arbres, le parfum des feuilles mortes et vivantes, de l'écorce, de l'air... je doute que tu entendes les paroles du vent, ou l'effervescence du microcosme dont tu viens d'être le dieu destructeur et qui gigote sous ton corps. Je doute que tu te sentes un géant face a ce microcosme, mais surtout que tu te sentes insignifiant face a celui dont toi même tu fais parti.

En faite j'ai peur surtout que tu ne perçoives pas que ce genre d'endroit peu t'emmener très loin dans le dedans de toi. Tu oa?...

 

Je te dis pas de le faire tout le temps. Je te dis de le faire une fois. Une putain de fois.

Mais non.

Toi t'es de la ville, t'es occupé; toi t'es de la campagne mais tu t'ennuies alors tu bois et tu préfères le trottoir et le lit de la cellule de dégrisement des keufs; toi t'es aussi de la ville et tu bois aussi mais tu préfères la puanteur vinassée de ton appartement. Et puis toi qu'est toujours de la campagne et qui est juste devenu hypocondriaque par un excès de télé.

Je te dis pas de le faire tout le temps, je te conseil de le faire une fois. La forêt, la sieste, ce sont encore des images, je pourrai aussi te dire d'aller faire de la spéléo pour aller écouter le silence mémorable et absolument pas lugubre des grottes, te dire de monter tout la haut et de regarder le décor qui s'étend a perte de vue et même te dire de te coucher la, dans ta ville sur le bitume, sur le trottoir, de t'allonger et de prendre le temps... de ressentir.

 

Laisse donc Épicure la ou il est, et surtout l'excuse merdeuse que les hommes en on fait, pour justifier leur absence voulu de conscience et donner une raison a leur décadence. Mais t'es un con a l'insu de ton plein gré, et je t'en veux même pas. De tenter d'exister d'une manière maladroite, extravagante, touchante, méchante ou comment que ce soit.

 

J'ai beau vouloir t'éradiquer, j'suis un humaniste. Un putain d'humaniste qui respecte a la lettre le libre arbitre.

Moi si je veux te tuer, c'est uniquement parce que je t'aime! Par tendresse!

Mais toi tu ne veux pas alors je te regarde. Faire quelque chose? Nom de moi non!

C'est tous des dieux après tout, ils font bien ce qu’ils veulent. Et puis je ne suis pas ange. Et je me délecte de voir le monde cramer dans vos mains. Et pourquoi je m'en délecte?

 

Parce que y'a que dans le malheur que je vous vois réellement unis.

Ce n'est même pas malsain, dans le malheur vous êtes exceptionnels. Vous m'en faite pleurer de bonheur tellement c'est poignant au début... et la oui, je vous aime. Vous êtes nus, vous êtes celui en dessous. Mais très vite je ne vous aime plus, car il vous croyez manquer d’air, votre air du temps, votre oxygène de faire paraître, votre oxygène de ce que pense les gens... alors vous remontez a la surface, vous redevenez celui du dessus. Ha ça ce que pensent les gens... c'est que c'est important hein ?!! Trop aujourd'hui... quand la bonté devient hypocrisie, la bonté devient intéressée.

 

Mon pauvre petit d'homme gangrené par l'argent.

 

Bordel.

 

M.R

 


Publié dans Catharsis

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Clo :0038: 13/06/2011 13:59



J'adhère totalement.


Tant qu'il est dans la merde et donc vulnérable, on peut l'estimer bon et "humain".


Après .... retour à la case départ.


Pas gai, mais c'est la vie.


Bises :)



Sisyphe 14/06/2011 07:24



C'est vrai que le plupart du temps la vie n'a rien de gaie^^


 


Bisous Clo :)



songe 13/06/2011 13:48



:-( je sais pas trop quoi dire



Jacinte 12/06/2011 23:53



Il est un peu tard pour que je dépose un commentaire digne de ton texte, ce ne sera donc pas philosophique mais juste admiratif :) tu sais bien te lâcher à défaut de te clasher ;)


bon lundi !



Sisyphe 13/06/2011 07:44



;) Merci Jacinte :)


Cela dit il reste toujours plus facile de s'agiter que de rester calme^^ la colère étant toujours néfaste quelque part, même en ayant les mots :/


 


bon lundi a toi aussi :)



Sékateur 12/06/2011 21:42



Tu as inventé l'humanisme misanthropique... 



Sisyphe 13/06/2011 07:42



Bah il semblerai non figure toi... j'ai noté le nom d'un bonhomme dans un carnet qui part sur ce principe aussi... eradication par l'amour! j'aime bien le concept...


L'humanisme misanthropique: Le principe même de la commnauté j'aime pas les humains 



askelia 12/06/2011 20:46



Bordel!! Ca résume tout bien!!!!



Sisyphe 13/06/2011 07:40



 Merci Askelia^^ Mais tout cela reste bien malheureux quand même... :/